Matières grasses et le cholestérol

Matières grasses et le cholestérol

Graisse : Ce mot offre une consonance grossière et peu appétissante. Pourtant, même les adversaires de l’alimentation naturelle reconnaissent que l’un des deux plus gros déséquilibres alimentaires de l’homme moderne est la surconsommation de matières grasses (l’autre étant la surconsommation de glucides).

Le corps humain est une usine chimique perfectionnée capable de fabriquer du tissus adipeux à partir d’autres aliments que les lipides proprement dits. Il en fabriquera avec des hydrates de carbone (sucres et farineux). Inversement, les graisses du corps peuvent se transformer en sucre, mais malheureusement jamais en protéines. Il est donc inutile de s’inquiéter d’une insuffisance éventuelle de la ration en lipides. Pas besoin de calculs savants. Vous ne risquez pas de manquer de graisse, même si vous vous en abstenez totalement. Même la viande maigre en contient de 6 à 20 %.
Matière grasse et digestion
Tout le monde est d’accord sur le fait que certaines matières grasses se digérèrent difficilement : mouton, mayonnaise, charcuteries, margarine, sardines sont synonymes de digestion lourde. Mais bien que nous n’en soyons généralement pas conscient, le problème est beaucoup plus profond et concerne vraiment notre mieux-être. Il faut savoir que les matières grasses ne sont pas touchées par le suc gastrique. C’est seulement dans l’intestin grêle qu’elles sont attaquées par la bile et le suc pancréatique. En outre, et c’est très important, elles gênent la digestion des aliments ingérés en même temps.
La présence de matières grasses est souvent responsable de renvois amers, gaz, coliques, brûlures attribuées à d’autres aliments.
Normalement, le foie devrait être capable de transformer les matières grasses sans difficultés. Il faut pourtant savoir que l’insuffisance hépatique est due justement à l’action destructrice lente, mais sûre, des lipides sur le foie.
Le docteur Pierre Oudinot dans son livre « la conquête de la santé » (livre écrit il y a plus de 40 ans) estimait que les graisses d’origine animale, ne constituent pas une nourriture physiologique pour l’homme. Il poursuit : « Si vous vous amusez à moudre des cailloux dans votre moulin à café, vous le casserez à coup sûr. De même, si vous faites transformer par votre organisme des matériaux pour lesquels il n’est pas fait, vous le détériorerez certainement ».
L’échéance dépendra de votre résistance personnelle et des autres éléments d’intoxication…
On objecte parfois la nécessité de la graisse pour résister au froid. On cite l’exemple des bûcherons canadiens et des esquimaux consommant quantité de graisses et de viande. De toute façon, vous n’êtes ni bûcheron ni esquimau. Quant à nos grands-pères, ils brûlaient leurs lipides excédentaires par une activité physique.
Nous, nous sommes devenus des sédentaires motorisés et calfeutrés.
Or, si la graisse n’est pas utilisée pour une combustion (exercice), sa concentration dans le sang devient trop élevée et elle est mise en réserve sous forme de tissu adipeux. Au contraire, si elle a été utilisée, le sang pourra puiser dans ces réserves grâce à des ferments dissolvants sécrétés par le sympathique.
Cholestérol et artériosclérose
La médecine estime que la responsabilité des matières grasses dans les causes de l’artériosclérose est relevée seulement dans les deux tiers des cas. Pour nous,  ce seuil suffit. Il faut en consommer avec prudence puisque, de toute façon, on ne risque pas de souffrir de carence. Les lipides contenus à l’état naturel dans les fruits frais et les graines suffisaient à l’homme lorsqu’il était frugivore.
Il est certain que les végétariens ne souffrent pas d’excès de cholestérol. En effet, ce sont les matières grasses d’origine animales qui sont le plus facilement génératrices de cholestérol. Les bons mangeurs en ont classiquement un taux élevé.
Les sources extérieures sont :

Le lait et ses dérivés (beurres, fromage, crème) ;

Les œufs surtout le jaune).

Bien qu’il ne soit pas une cause reconnu du cancer, le taux de cholestérol serait particulièrement fort chez les malades qui en sont atteints. Le cholestérol est également responsable de calculs dans les voies biliaires, de certains eczémas et acnés. Pourtant ce n’est pas un poison comme l’urée. Il est indispensable à la vie. Il est présent dans tous les organes. Mais, produits en excès, le cholestérol ne peut plus être dissous par le sérum sanguin. Est-ce à dire que nous risquons d’en manquer ? Non, heureusement ! car le corps en fabrique une part importante par synthèse (où le vinaigre joue un rôle considérable).
 Élimination du cholestérol
Le cholestérol alimentaire n’est résorbé dans l’intestin que dans de faibles proportions, sous forme de dérivés. Il s’élimine également, lorsque le foie fonctionne bien, sous forme de sels biliaires et de stéroïdes (hormones surrénales et sexuelles). L’urine en fait disparaitre un peu, les selles aussi. Une partie plus importante s’élimine par la sueur, mais il faut du temps. Le plus sûr c’est encore d’en introduire le moins possible.
A SURVEILLER
Certaines graisses ont la propriété de brûler très vite en donnant des corps indigestes et même nocifs. De toute façon, les matières grasses trop cuites se digèrent mal. Elles produisent des corps appelés acroléines, qui peuvent être cancérigènes. Il faut donc absolument éviter les fritures en tout genre, même si elles sont faites avec ce que l’on pense être de bons produits.
Le saindoux, qui fond à la température du corps, est plus facilement accepté que le lard, surtout chaud. Les margarines sont entièrement industrielles, qu’elles soient d’origine végétale ou animale. Elles ont tous les inconvénients ds graisses animales, plus ceux qui sont propres aux huiles végétales raffinées…
Il est préférable de s’en priver et de se méfier des produits industriels qui en contiennent sous le nom anodin de graisse végétales : biscottes, gâteaux, biscuits, plats cuisinés. N’est-il pas curieux que le nom véritable de margarine n’apparaisse jamais dans la composition mentionnée sur l’emballage ?
ON PEUT CONSOMMER
– Le beurre, qui est le moins nocifs des corps gras animaux. Il est malheureusement utilisé en quantités énormes par rapport aux possibilités du corps humain. Il est tolérable cru, à petites doses, à condition, bien sûr, qu’il ne soit ni coloré, ni pasteurisé. C’est aussi vrai pour la crème fraîche, bien difficile d’ailleurs à trouver fraîche, car elle est de conservation précaire.
– L’huile. La seule qui soit tolérable est l’huile de première pression à froid. Les mentions vierge ou extra ne veulent rien dire. Qu’elle soit d’arachide, ou mieux, d’olive, l’huile est le meilleur corps gras à notre disposition. Elle doit avoir une saveur légère de fruits frais et ne pas laisser d’arrière-goût. Elle doit posséder une très faible acidité ; certaines étiquettes en mentionnent le degré. Il faut employer l’huile crue, ou chauffée très doucement. L’huile doit rester d’un usage modéré ; il est inutile d’y noyer les salades ou les fritures sous prétexte que c’est de la bonne huile.
L’huile du commerce est traitée à la potasse, puis au charbon activé ; elle est ensuite soumise longuement à température d’environ 280 °C. C’est un liquide dévitalisé et dévitaminé.
EN CONCLUSION :
Il est possible de supprimer les corps gras sans inconvénients. Sans aller jusque-là, mieux vaut en réduire la ration, le plus possible, en particulier lorsqu’on avance en âge.
Chez les sédentaires adultes et âgés, les graisses restent dans le corps sous forme de dépôts adipeux et d’excès de produits dérivés, comme le cholestérol. Lorsque l’activité physique se réduit, il devient indispensable de diminuer la ration de lipides. Il est bon de savoir que la respiration brûle les graisses au niveau des poumons.
L’exercice physique reste donc la base de tout effort de désintoxication.
Termes recherchés pour cet article :lipides alimentscorp humain foie graissele foie corps humainles principes nutritifs sont ?


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *