De nombreux obèses dont les tentatives d’amaigrissement par le régime et l’exercice ont échoué ont tendance à accuser leurs gènes. L’hérédité joue en effet un grand rôle dans la tendance au surpoids. Cependant, l’épidémie actuelle ne peut pas être totalement imputée à des modifications du patrimoine génétique de la population. Une étude récente a été consacrée à ce sujet. Des couples de jumelles ont été évalués pour déterminer l’effet que les différences d’activité physique exerçaient sur leur degré d’adiposité. La moitié environ des couples étaient des vraies jumelles (monozygotes). Comme les vrais jumeaux ont un patrimoine génétique identique à 100%, toute différence de l’adiposité entre une jumelle et sa sœur serait due à des facteurs non génétiques ou environnementaux. Les facteurs environnementaux sont, par exemple, l’alimentation, l’exercice, le tabagisme, l’utilisation d’hormones, la situation socio-économique, etc.

obésité

Plus de 940 jumelles du Royaume-Uni ont été enrôlées; elles comportaient 241 couples de vraies jumelles (monozygotes). Le poids corporel, la taille et la masse grasse (graisse corporelle totale et graisse de la partie centrale de l’abdomen) ont été mesurés. L’activité physique a été évaluée grâce à des questionnaires sur l’activité en général, et le sport et les programmes d’exercices en particulier. Les apports énergétiques quotidiens (glucides) et les apports de lipides ont également été évalués à l’aide d’un questionnaire sur les habitudes alimentaires; il y avait également quelques questions sur le tabagisme, l’hormonothérapie substitutive et la situation socio-économique des sujets.

L’âge moyen des jumelles était de 56 ans et plus de la moitié d’entre elles avaient un poids normal; 30% avaient un poids excessif et 7% étaient considérées comme obèses.

L’analyse de toutes les jumelles (vraies et fausses) a montré que l’activité physique était associée à une adiposité totale et une adiposité abdominale centrale moins importantes – chez celles indiquant qu’elles faisaient beaucoup d’exercice, la masse grasse totale était inférieure de 5½ kilogrammes en moyenne et la masse grasse abdominale centrale de près de ½ kilogramme à celles des autres. Après correction des éventuels effets de l’âge, de l’alimentation, du tabagisme, de l’hormonothérapie substitutive et des facteurs socio-économiques, l’activité physique a été le principal facteur environnemental associé à une masse grasse moindre.

A l’analyse des seules vraies jumelles et après correction des effets du tabagisme et de l’hormonothérapie substitutive, on a constaté que les jumelles qui faisaient plus d’exercice (sports ou exercices d’intensité modérée) avaient une masse adipeuse totale inférieure d’un kilogramme en moyenne. Si une jumelle d’un couple présentait un surpoids, un niveau d’activité physique plus élevé restait associé à une diminution de près de 4 kilogrammes de la masse adipeuse totale et de ½ kilogramme de la masse adipeuse abdominale centrale.

Cette étude est la deuxième réalisée par cette équipe de chercheurs. Dans la première, ils ont montré que chez des vraies jumelles, il n’y avait pas de relation entre les apports énergétiques (glucides) et lipidiques et la masse grasse totale. Ensemble, ces deux études montrent que l’activité physique est le principal facteur déterminant l’adiposité chez les femmes en bonne santé. De plus, elles montrent que le fait d’avoir d’importants antécédents familiaux d’obésité n’empêche pas toujours les femmes de réduire leur adiposité corporelle grâce à l’activité physique. L’exercice – en suivant un programme correctement conçu et contrôlé – peut effectivement diminuer la masse grasse chez les femmes ayant une tendance héréditaire au surpoids.

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